Sud-Ouest, jeudi 20 décembre 2012

Sylvie Schneider - 4 petite rue des fossés - 47800 La Sauvetat du Dropt

Sud-Ouest, jeudi 20 décembre 2012

20 décembre 2012 presse 0

Naissance de l’entreprise informatique 1FORMANET

Trop peu de gens connaissent la couveuse d’entreprise, ce dispositif qui sécurise les premiers pas du futur patron.

Sylvie Schneider a intégré la couveuse en septembre et peut déjà facturer ses clients tout en avançant « sans pression ».

Sylvie Schneider a intégré la couveuse en septembre et peut déjà facturer ses clients tout en avançant « sans pression ». (Photo E.P.)
C’est stressant, éprouvant, excitant aussi. Monter son entreprise est une vraie aventure. Mais ce n’est pas impossible.

« Il est tant de rompre avec l’image de complexité que l’on associe toujours à la création d’entreprise. C’est très simple, et on peut surtout le faire de façon accompagné. » Voilà ce que tenait à dire le sous-préfet de Marmande Frédéric Bovet lors de la présentation du service « couveuse » à des salariés et demandeurs d’emplois encore hésitants, lundi.

Seules 33 personnes sont entrées en couveuse en 2011 en Lot-et-Garonne (20 nouveaux en 2012) alors que les sept lieux d’accueils du réseau boutique de gestion(BGE) dans le département pourraient en accueillir beaucoup plus. En 2012, douze sont sortis de ce dispositif avec une bonne nouvelle : un projet pérenne ou une embauche en CDI via des contacts développés, alors que la création d’entreprise était en cours.

Un test grandeur réelle

« J’ai beaucoup de chance de manger grâce à mon métier. » C’est ce que retient Sylvie Schneider, chef d’entreprise depuis quelques mois. Installée à la Sauvetat-du-Dropt après avoir pas mal voyagé, elle a eu du mal à trouver un emploi d’analyste programmeur. Alors, cette maman de deux enfants a décidé de monter son entreprise de création de sites Internet, formation et services informatiques. « Je ne savais pas comment trouver des clients, comment les facturer, comment rendre mon activité visible. Toute seule, ç’aurait été plus galère… »

Karine, de Casteljaloux, voulait créer un site Internet pour vendre des vêtements féminins. « En couveuse depuis deux ans, je me sens épaulée. Quand je me trompe de chemin, on me renseigne. Toutes les formations sont utiles, autant que rencontrer d’autres couvés », indique la jeune femme à la tête de Plaisirs de Peste.

Se former au business plan, à la comptabilité, à la communication, aux études de marché, formalités juridiques etc. : « Voilà pourquoi nous sommes là. Pour former les entrepreneurs à l’essai pour qu’ils testent leur activité en l’exerçant, indique Christelle Girard, consultante-formatrice. La couveuse n’est autre qu’un test grandeur réelle du projet porté par le futur entrepreneur. Pas la peine de s’immatriculer, on lui propose un cadre légal. Il garde aussi son statut de salarié ou demandeurs d’emploi. Et prendra son envol quand il le voudra. »

Une solution de sécurité trop peu connue, même si le président de l’Agglomération marmandaise le soulignait : « Monter son entreprise n’est jamais sans risques. Mais quand on a tous les outils, comme ici, on en prend le moins possible. » Y’a donc plus qu’à…

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